lundi 19 février 2018

«Lorsque le Fils de l'homme viendra dans sa gloire... » / (266,889)

Bonjour!
Lundi 19 février 2018
Voici la Parole de Dieu de ce jour...
       (Mt 25,31-46): «Lorsque le Fils de l'homme viendra dans sa gloire, avec tous les anges, il s'assiéra sur le trône de sa gloire. Toutes les nations seront assemblées devant lui. Il séparera les uns d'avec les autres, comme le berger sépare les brebis d'avec les boucs; et il mettra les brebis à sa droite, et les boucs à sa gauche. Alors le roi dira à ceux qui seront à sa droite: ‘Venez, vous qui êtes bénis de mon Père; prenez possession du royaume qui vous a été préparé dès la fondation du monde. Car j'ai eu faim, et vous m'avez donné à manger; j'ai eu soif, et vous m'avez donné à boire; j'étais étranger, et vous m'avez recueilli; j'étais nu, et vous m'avez vêtu; j'étais malade, et vous m'avez visité; j'étais en prison, et vous êtes venus vers moi’. Les justes lui répondront: ‘Seigneur, quand t'avons-nous vu avoir faim, et t'avons-nous donné à manger; ou avoir soif, et t'avons-nous donné à boire? Quand t'avons-nous vu étranger, et t'avons-nous recueilli; ou nu, et t'avons-nous vêtu? Quand t'avons-nous vu malade, ou en prison, et sommes-nous allés vers toi?’. Et le roi leur répondra: ‘Je vous le dis en vérité, toutes les fois que vous avez fait ces choses à l'un de ces plus petits de mes frères, c'est à moi que vous les avez faites.

»Ensuite il dira à ceux qui seront à sa gauche: ‘Retirez-vous de moi, maudits; allez dans le feu éternel qui a été préparé pour le diable et pour ses anges. Car j'ai eu faim, et vous ne m'avez pas donné à manger; j'ai eu soif, et vous ne m'avez pas donné à boire; j'étais étranger, et vous ne m'avez pas recueilli; j'étais nu, et vous ne m'avez pas vêtu; j'étais malade et en prison, et vous ne m'avez pas visité’. Ils répondront aussi: ‘Seigneur, quand t'avons-nous vu ayant faim, ou ayant soif, ou étranger, ou nu, ou malade, ou en prison, et ne t'avons-nous pas assisté?. Et il leur répondra: ‘Je vous le dis en vérité, toutes les fois que vous n'avez pas fait ces choses à l'un de ces plus petits, c'est à moi que vous ne les avez pas faites’. Et ceux-ci iront au châtiment éternel, mais les justes à la vie éternelle».
         Commentaire         
Abbé Joaquim MONRÓS i Guitart
 (Tarragona, Espagne)
«Toutes les fois que vous n'avez pas fait ces choses à l'un de ces plus petits, c'est à moi que vous ne les avez pas faites»

Aujourd'hui on nous rappelle le jugement dernier, «lorsque le Fils de l'homme viendra dans sa gloire, avec tous les anges» (Mt 25,31), et on nous fait remarquer que donner à manger, donner à boire, habiller quelqu'un… deviennent tous des actes d'amour pour un chrétien, quand à travers elles on voit le Christ.

Saint Jean de la Croix nous dit: «Au soir de votre vie, vous serez examiné sur l'amour. Apprenez donc à aimer Dieu, comme il veut l'être et à vous détacher de vous-même». (...).

Le Concile Vatican II, dans Gaudium et spes, en expliquant les exigences de la charité chrétienne, qui donne un sens au terme assistance sociale, nous dit: «De nos jours surtout, nous avons l'impérieux devoir de nous faire le prochain de n'importe quel homme et, s'il se présente à nous, de le servir activement: qu'il s'agisse de ce vieillard abandonné de tous, ou de ce travailleur étranger, méprisé sans raison, ou de cet exilé, ou de cet enfant né d'une union illégitime qui supporte injustement le poids d'une faute qu'il n'a pas commise, ou de cet affamé qui interpelle notre conscience en nous rappelant la parole du Seigneur: ‘Chaque fois que vous l'avez fait à l'un de ces plus petits de mes frères, c'est à moi que vous l'avez fait’ (Mt 25,40)».

Rappelons-nous que le Christ vit à l'intérieur de chaque chrétien... et il nous dit: «Et moi, Je suis avec vous toujours jusqu'à la fin du monde» (Mt 28,20).

Le Concile de Latran IV, définit le jugement dernier comme vérité de foi «Il viendra à la fin des siècles juger les vivants et les morts, tant les réprouvés que les élus qui ressusciteront tous avec leurs propres corps, afin de recevoir, selon leurs mérites bons ou mauvais: les réprouvés, la peine éternelle avec le diable; les élus, la gloire éternelle avec Jésus-Christ».

Demandons à la Vierge Marie de nous aider pour que nous servions son Fils à travers nos frères.
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«Il y a deux choses à changer dans l'Église: 
vous et moi!»
(Mère Teresa)
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 Les saisons de notre pays...

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Bonne journée!
Jean-Yves


samedi 17 février 2018

Premier dimanche du carême... / Convertissez-vous et croyez à la Bonne Nouvelle... / (266,823)

Bonjour!
Dimanche 18 février 2018
 
 
Photo:
Prise au nord de l'Ontario
 (Frédérike Fortin - Merci!)
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Voici la Parole de Dieu
Premier dimanche du Carême...
 


      (Mc 1,12-15): Jésus venait d’être baptisé. Aussitôt l’Esprit le pousse au désert. Et dans le désert il resta quarante jours, tenté par Satan. Il vivait parmi les bêtes sauvages, et les anges le servaient. Après l'arrestation de Jean Baptiste, Jésus partit pour la Galilée proclamer la Bonne Nouvelle de Dieu; il disait: «Les temps sont accomplis: le règne de Dieu est tout proche. Convertissez-vous et croyez à la Bonne Nouvelle».
Commentaire:
Abbé Joan MARQUÉS i Suriñach (Vilamarí, Girona, Espagne)

«Aussitôt l’Esprit le pousse au désert.
Et dans le désert il resta quarante jours, tenté par Satan»

Aujourd'hui l'Église fête le premier dimanche de Carême. L'Évangile nous présente Jésus en train de se préparer à entrer dans sa vie publique. Il s'éloigne dans le désert où il passe quarante jours en priant et en faisant pénitence. Là il est tenté par Satan.

Nous devons nous préparer pour le Carême. Satan est notre grand ennemi. Il y a des personnes qui ne croient pas en lui, ils disent qu'il est un produit de notre imagination ou que c'est le mal en abstrait dilué chez les personnes et dans le monde. Non!

Les Saintes écritures parlent de lui à plusieurs reprises en tant qu'être réel et concret. C'est un ange déchu. Jésus le définit en disant: «Il est menteur et père du mensonge» (Jn 8,44). Saint Pierre le compare à un lion qui rugit: «Votre adversaire, le démon, comme un lion qui rugit, va et vient, à la recherche de sa proie» (1Pe 5,8). Et Paul VI nous enseigne: «Le démon est l'ennemi numéro un, c'est le tentateur par excellence. Nous savons que ce personnage obscur et perturbateur existe vraiment et qu'il continue à agir».

Comment? En mentant, en nous trompant. Là où il y a mensonge ou tromperie, il y a action diabolique. «La plus grande victoire du diable est de nous faire croire qu'il n'existe pas» (Baudelaire). Et comment nous ment-il? Il nous présente des actions perverses comme si elles étaient bonnes, il nous pousse à faire des choses mauvaises, et en troisième lieu, il nous suggère des raisons pour justifier nos péchés. Après nous avoir trompé, il nous remplit d'inquiétude et de tristesse. N'as-tu jamais ressenti cela?
Quelle est notre attitude devant la tentation? Avant: rester vigilant, prier et éviter les occasions de pécher. Pendant: résister directement ou indirectement. Après: si tu as gagné, il faut rendre grâce à Dieu. Si tu n'as pas gagné, il faut demander pardon et apprendre de cette expérience. Quelle a été ton attitude jusqu'à maintenant?

La Sainte Vierge Marie a écrasé la tête du serpent infernal. Demandons qu'Elle nous donne la force de surmonter les tentations de chaque jour.
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«Plus l'homme est proche de Dieu, plus il est heureux.
 Plus il en est éloigné, plus il est pauvre.»
(Carlo Carretto)
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Photo:
C'est peut-être une photo de Jacques Cimon? ... Merci!
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Bonne journée!
Jean-Yves

vendredi 16 février 2018

«Je suis venu appeler non pas les justes mais les pécheurs» /(266,803)

Bonjour!
Samedi 17 février 2018
 
 
Jésus aurait pu te rencontrer ici...
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Voici la Parole de Dieu de ce jour...
 
       (Lc 5,27-32): Après cela, il sortit et il remarqua un publicain (collecteur d'impôts) du nom de Lévi assis à son bureau de publicain. Il lui dit: «Suis-moi». Abandonnant tout, l'homme se leva et se mit à le suivre. Lévi lui offrit un grand festin dans sa maison; il y avait une grande foule de publicains et d'autres gens attablés avec eux. Les pharisiens et les scribes de leur parti récriminaient en disant à ses disciples: «Pourquoi mangez-vous et buvez-vous avec les publicains et les pécheurs?». Jésus leur répondit: «Ce ne sont pas les gens en bonne santé qui ont besoin du médecin, mais les malades. Je suis venu appeler non pas les justes mais les pécheurs, pour qu'ils se convertissent».
 
Commentaire:
Abbé Joan Carles MONTSERRAT i Pulido
(Cerdanyola del Vallès, Barcelone, Espagne)
 
«Je suis venu appeler non pas les justes
 mais les pécheurs»
Aujourd'hui nous voyons s'avancer le Carême ainsi que l'intense conversion à laquelle le Seigneur nous appelle. La figure de l'apôtre et évangéliste Matthieu est très représentative de tous ceux qui en sont venus à croire qu'à cause de leurs parcours, ou de leurs péchés personnels ou des situations compliquées, il est difficile que le Seigneur puisse les choisir comme collaborateurs.

Mais Jésus Christ, pour écarter tous nos doutes, nous présente comme premier évangéliste, Lévi, le collecteur d'impôts, à qui Il dit tout simplement: «Suis-moi» (Lc 5,27). Il fait avec lui juste le contraire de ce qu'une mentalité “bien-pensante” et “sensée” peut concevoir. Si, aujourd'hui, nous voulons paraître “politiquement corrects”, Lévi —par contre— venait d'un monde où il était rejeté par tous ses compatriotes, car, du fait d'être un publicain, il était considéré comme un collaborateur des Romains et peut-être aussi comme un escroc. (...)

Ceux qui étaient censés être parfaits ne pouvaient se rendre à l'évidence que Jésus ne songeât pas a leur demander de le suivre ou même à s’assoir à sa table.

Mais, en choisissant Lévi, Jésus nous dit qu'il aime plutôt s'entourer de ce genre de personnes pour répandre son Royaume; Il a choisi les malades, les pécheurs, ceux qui ne se croient pas justes: «Ce qu'il y a de faible dans le monde, voilà ce que Dieu a choisi pour couvrir de confusion ce qui est fort» (1Co 1,27). Ce qui ont besoin des médecins, et surtout, ceux qui pourront bien comprendre que les autres peuvent en avoir aussi besoin.

Nous devons, donc, repousser la pensée que Dieu nous veut avec des états de service impeccables pour le servir. Cet état de service, Il ne l'a préparé que pour Notre Mère. Mais pour nous tous, soumis au salut de Dieu et protagonistes du Carême, Dieu veut un cœur contrit et humilié. D'ailleurs, «Dieu t'a crée faible pour pouvoir te donner son propre pouvoir» (Saint Augustin). Voila le type de personnes que, selon le psalmiste, Dieu ne méprise pas.
 
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«Dieu s'est fait homme en Jésus Christ pour tuer le mal,
donc pour abolir la distance qui nous sépare de Dieu.»
(Marie-Joseph Guillou)
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«Avez-vous prié ce matin?...»

En visite aux États-Unis, un archevêque anglais fut interviewé par une jeune journaliste enthousiaste. Elle lui posa quelques questions perspicaces, puis lui demanda: «Avez-vous prié ce matin?». Ce à quoi il répondit: «Oui.»
- Pendant combien de temps avez-vous prié, demanda-t-elle?
- Une demi-heure, fut la réponse de l'archevêque.
-Et qu'avez-vous dit à Dieu durant cette demi-heure?
-Et bien, répondit-il, j'ai parlé à Dieu pendant environ une minute, mais il m'en a fallu vingt-neuf pour y arriver.
(Ben O'Rourke)
 
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«Notre vie est un voyage constant, de la naissance à la mort,
 le paysage change, les gens changent,
les besoins se transforment, mais le train continue.
 La vie c'est le train, ce n'est pas la gare.
 (Paolo Coelho - Dans le Journal de Québec de ce jour.)
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Diacre
au cœur de notre monde
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Bonne journée!
Jean-Yves

«Un temps viendra où l'Époux leur sera enlevé, et alors ils jeûneront»/ (266,789)

Bonjour!
Vendredi 16 février 2018
 
 
Voici la Parole de Dieu de ce jour...
 
      (Mt 9,14-15): Les disciples de Jean Baptiste s'approchent de Jésus en disant: «Pourquoi tes disciples ne jeûnent-ils pas, alors que nous et les pharisiens nous jeûnons?». Jésus leur répondit: «Les invités de la noce pourraient-ils donc faire pénitence pendant le temps où l'Époux est avec eux? Mais un temps viendra où l'Époux leur sera enlevé, et alors ils jeûneront».     

 
Dans ce passage de l’Évangile de Matthieu, des disciples de Jean-Baptiste viennent trouver Jésus pour lui poser cette question : « Pourquoi, alors que nous et les pharisiens, nous jeûnons tes disciples ne jeûnent-ils pas ? » La réponse qu’apporte Jésus nous indique que le problème ne se situe pas dans le fait de savoir si le jeûne en lui-même est ou n’est pas une bonne chose. Parfois il faudra jeûner, mais pas tout le temps. Ce texte nous invite donc plutôt à réfléchir sur le sens que nous donnons au jeûne.
 
Le mot « Évangile » signifie « Bonne Nouvelle ». Et la Bonne Nouvelle dont nous parlent les Évangiles, c’est Jésus lui-même. Les disciples de Jésus ne jeûnent pas, car ils ont reçu la Bonne Nouvelle. Ils ont rencontré et suivi Jésus. Comment pourraient-ils être dans l’affliction ? La réponse de Jésus peut donc se lire ainsi : mes disciples ne jeûnent pas car ils ont trouvé celui que leur cœur attendait, l’Époux est là présent pour eux, ils ne peuvent que se réjouir avec lui.
Mais la réponse de Jésus continue : « Mais des jours viendront où l’Époux leur sera enlevé ; alors ils jeûneront. » Il y a sans doute ici une allusion à la Passion et à la mort de Jésus, moment de grande tribulation pour les disciples de Jésus. Celui en qui ils avaient mis leur espoir disparaît. Cependant nous savons qu’il ressuscitera. Et de fait, lors des récits des apparitions du Ressuscité, Jésus se met plusieurs fois à manger avec ses disciples. Ce que dit Jésus peut donc se comprendre comme un conseil pour tous : le jeûne doit nous servir à nous rapprocher de Jésus. Le jeûne, qui constitue un acte de renoncement et de contrôle sur soi-même, doit surtout nous servir à avoir un cœur plus disponible pour Dieu et pour les autres. Le jeûne est un moyen, un moyen pour nous faire passer de la tristesse du péché à la joie de l’amitié avec Dieu. (Père Jean-Marie Fornerod. LC)        
Bonne journée!
Jean-Yves        



jeudi 15 février 2018

«Celui qui veut marcher à ma suite, qu'il renonce à lui-même, qu'il prenne sa croix chaque jour, et qu'il me suive» / (266,689)

Bonjour!
Jeudi 15 février 2018
 
 
Voici la Parole de Dieu de ce jour...
 

  (Lc 9,22-25): Jésus disait à ses disciples: "Il faut que le Fils de l'homme souffre beaucoup, qu'il soit rejeté par les anciens, les chefs de prêtres et les scribes, qu'il soit tué, et que, le troisième jour, il ressuscite". Il disait aussi à la foule: «Celui qui veut marcher à ma suite, qu'il renonce à lui-même, qu'il prenne sa croix chaque jour, et qu'il me suive. Car celui qui veut sauver sa vie la perdra; mais celui qui perdra sa vie pour moi la sauvera. Quel avantage un homme aura-t-il à gagner le monde entier, si c'est en se perdant lui-même et en le payant de sa propre existence?».
«Celui qui veut marcher à ma suite, qu'il renonce à lui-même, qu'il prenne sa croix chaque jour, et qu'il me suive»
 
   Pour notre réflexion...
Abbé Josep Mª MASSANA i Mola OFM
(Barcelone, Espagne)
 
Aujourd'hui premier jeudi du Carême, les cendres que l'Église nous a mises sur le front sont encore fraîches. Elles nous introduisaient à ce temps sacré qui est un trajet de quarante jours. Jésus, dans l'Évangile, nous montre deux voies: le Via Crucis qu'il Lui faut parcourir; notre propre chemin, à sa suite.

Sa voie, c'est celle du Chemin de Croix et de mort, mais aussi celle de sa glorification: «Il faut que le Fils de l'homme souffre beaucoup, qu'il soit rejeté (…), qu'il soit tué, et que, le troisième jour, il ressuscite» (Lc 9,22). Pour l'essentiel, notre chemin ne diffère pas de celui de Jésus, qui nous indique d'ailleurs la manière de le suivre: «Celui qui veut marcher à ma suite…» (Lc 9,23).

En embrassant sa Croix, Jésus a fait la Volonté du Père; nous, en prenant la nôtre sur nos épaules, nous l'accompagnons dans son Via Crucis.

Le chemin de Jésus se résume en trois mots: souffrance, mort, résurrection. Notre chemin comporte aussi trois aspects (deux attitudes et l'essence de la vocation chrétienne): renoncer à nous-mêmes, prendre la croix de chaque jour et accompagner Jésus.

Celui qui ne renonce pas à lui-même et ne prend pas sa croix, veut s'affirmer et être lui-même, il veut «sauver sa vie», comme dit Jésus. Mais en voulant la sauver, il la perd. En revanche, celui qui, à cause de Jésus, ne cherche pas à éviter la souffrance et la croix, celui-là sauvera sa vie. Tel est le paradoxe du disciple de Jésus: «Quel avantage un homme aura-t-il à gagner le monde entier, si c'est en se perdant lui-même et en le payant de sa propre existence?» (Lc 9,25).

Cette parole du Seigneur, qui clôt l'Évangile du jour, a transpercé le cœur de saint Ignace et provoqué sa conversion: «Qu'adviendrait-il si je faisais ce que fit saint François et ce que fit saint Dominique?» Ah si, pendant ce Carême, la même parole nous aidait aussi à nous convertir!
 
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Chemin de vie? Chemin de mort?....

«Seigneur, rends-moi plus lucide et plus perspicace
 pour discerner, dans mon quotidien,
 le chemin conduisant à la vie qui ne connaît pas la mort.»
(Normand Provencher)
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«La loi est faite pour nous protéger.
La foi et faite pour nous sauver.»
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Bonne journée!
Jean-Yves


mercredi 14 février 2018

«Ton Père voit ce que tu fais dans le secret: il te le revaudra» / (266,651)

Bonjour!
Mercredi 14 février 2018
 
 
Photo:
Clocher de l'église de Notre-Dame-du-Portage,
près de Rivière-du-loup.
(Jean-Yves)
 
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Mercredi des cendres et entrée en carême...

«Le carême est un temps de renouveau
qui permet de nous dépouiller de tout ce qui nous alourdit,
afin de retrouver notre identité chrétienne.»
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«Le carême est un temps des préparation
à la grande fête de Pâques, la résurrection de Jésus le crucifié.
 Cette résurrection nous concerne;
elle est déjà à l'œuvre dans nos vies,
nos communautés chrétiennes et dans la société.
 Il  convient de se préparer à l'accueillir.»
(Normand Provencher)
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Voici la Parole de Dieu de ce jour...
 
       (Mt 6,1-6.16-18): «Si vous voulez vivre comme des justes, évitez d'agir devant les hommes pour vous faire remarquer. Autrement, il n'y a pas de récompense pour vous auprès de votre Père qui est aux cieux. Ainsi, quand tu fais l'aumône, ne fais pas sonner de la trompette devant toi, comme ceux qui se donnent en spectacle dans les synagogues et dans les rues, pour obtenir la gloire qui vient des hommes. Amen, je vous le déclare: ceux-là ont touché leur récompense. Mais toi, quand tu fais l'aumône, que ta main gauche ignore ce que donne ta main droite, afin que ton aumône reste dans le secret; ton Père voit ce que tu fais dans le secret: il te le revaudra.

»Et quand vous priez, ne soyez pas comme ceux qui se donnent en spectacle: quand ils font leurs prières, ils aiment à se tenir debout dans les synagogues et les carrefours pour bien se montrer aux hommes. Amen, je vous le déclare: ceux-là ont touché leur récompense. Mais toi, quand tu pries, retire-toi au fond de ta maison, ferme la porte, et prie ton Père qui est présent dans le secret; ton Père voit ce que tu fais dans le secret: il te le revaudra. Et quand vous jeûnez, ne prenez pas un air abattu, comme ceux qui se donnent en spectacle: ils se composent une mine défaite pour bien montrer aux hommes qu'ils jeûnent. Amen, je vous le déclare: ceux-là ont touché leur récompense. Mais toi, quand tu jeûnes, parfume-toi la tête et lave-toi le visage; ainsi, ton jeûne ne sera pas connu des hommes, mais seulement de ton Père qui est présent dans le secret ; ton Père voit ce que tu fais dans le secret: il te le revaudra».

  
          Commentaire:
                 Pbro. D. Luis A. GALA Rodríguez
             (Campeche, Mexique)
«Évitez d'agir devant les hommes
pour vous faire remarquer»
Aujourd'hui nous commençons notre itinéraire vers Pâques, et l'Évangile nous rappelle les obligations fondamentales du chrétien, non seulement en tant que préparation vers un temps liturgique, mais aussi en tant que préparation vers la Pâques Eternelle: «Si vous voulez vivre comme des justes, évitez d'agir devant les hommes pour vous faire remarquer. Autrement, il n'y a pas de récompense pour vous auprès de votre Père qui est aux cieux» (Mt 6,1). La justice à laquelle Jésus fait allusion est celle qui consiste en vivre selon les principes évangéliques, sans pour autant oublier que «Si votre justice ne surpasse pas celle des scribes et des pharisiens, vous n'entrerez pas dans le Royaume des cieux» (Mt 5,20).

La justice nous emmène vers l'amour, manifesté par l'aumône ainsi que par des œuvres de miséricorde «quand tu fais l'aumône, que ta main gauche ignore ce que donne ta main droite» (Mt 6,3). Il ne s'agit pas de cacher les bonnes œuvres, mais de ne pas penser à la louange humaine en les faisant, ne souhaiter aucun autre bien supérieur et céleste. En d'autres mots, faire l'aumône de telle façon que même moi je ne sente pas que je fais une bonne action qui mérite une récompense de la part de Dieu et un éloge de la part des hommes.

Benoît XVI, souligna que venir en aide à ceux qui sont dans le besoin est une obligation de justice, avant même d'être un acte de charité: «La charité dépasse la justice (…), mais elle n’existe jamais sans la justice qui amène à donner à l’autre ce qui est sien, c’est-à-dire ce qui lui revient en raison de son être et de son agir». Il ne faut pas oublier que nous ne sommes pas les propriétaires absolus, mais les administrateurs, des biens que nous possédons. Le Christ nous enseigne que la charité authentique est celle qui ne se limite pas à "faire" l'aumône, mais celle par laquelle nous faisons "don" de nous-mêmes, s'offrant à Dieu comme un sacrifice saint (cf. Rom 12,1). C'est cela qui serait un véritable geste de justice et de charité chrétienne ainsi «ton Père voit ce que tu fais dans le secret: il te le revaudra» (Mt 6,4).

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Photo:
De mon ami et diacre français:
François Boute - Merci!
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«La vie, ce n'et pas un trésor à jalouser,
c'est un don de Dieu à partager.»
(Fr. Mattieu Palayret, o.p. - Carême dans la ville)
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Bonne journée!
Bon temps de carême!
Jean-Yves
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lundi 12 février 2018

La foi ne dépend pas des œuvres... / (266,453)

Bonjour!
Mardi 13 février 2018
 
 
Voici la Parole de Dieu de ce jour...
 
       (Mc 8,14-21): Les disciples avaient oublié de prendre du pain, et ils n'avaient qu'un seul pain avec eux dans la barque. Jésus leur faisait cette recommandation: «Attention! Prenez garde au levain des pharisiens et à celui d'Hérode!». Ils discutaient entre eux sur ce manque de pain. Il s'en aperçoit et leur dit: «Pourquoi discutez-vous sur ce manque de pain? Vous ne voyez pas? Vous ne comprenez pas encore? Vous avez le coeur aveuglé? Vous avez des yeux et vous ne regardez pas, vous avez des oreilles et vous n'écoutez pas? Vous ne vous rappelez pas? Quand j'ai rompu les cinq pains pour cinq mille hommes, combien avez-vous ramassé de paniers pleins de morceaux?». Ils lui répondirent: «Douze». «Et quand j'en ai rompu sept pour quatre mille, combien avez-vous rempli de corbeilles en ramassant les morceaux?». Ils lui répondirent: «Sept». Il leur disait: «Vous ne comprenez pas encore?».
Commentaire:
Abbé Juan Carlos CLAVIJO Cifuentes (Bogotá, Colombie)
  
«Attention! Prenez garde au levain des pharisiens et à celui d'Hérode!»
Aujourd'hui, une fois de plus, nous voyons la sagacité du Seigneur Jésus. Sa façon d'agir est surprenante, car il ne fait pas comme le commun des mortels, il est original. Il vient d'accomplir quelques miracles et il se dirige vers un autre secteur où la Grâce de Dieu doit aussi arriver. C'est dans ce contexte de miracles, face à un nouveau groupe de personnes qui l'attend, qu'il les prévient: «Ouvrez les yeux et prenez garde au levain des pharisiens et à celui d'Hérode» (Mc 8,15), car ils —les pharisiens et les gens d'Hérode— ne veulent pas que l'on connaisse la Grâce de Dieu et ils passent leur temps à répandre dans le monde le mauvais levain, en semant la zizanie.

La foi ne dépend pas des œuvres, car «une foi que nous pouvons nous-mêmes déterminer n'est pas du tout une foi» (Benoît XVI). Au contraire, ce sont les œuvres qui dépendent de la foi. Avoir une foi vraie et authentique implique d'avoir une foi active, dynamique; pas une foi conditionnée et qui reste seulement en dehors, qui s'arrête aux apparences, qui tourne autour du pot… La nôtre doit être une foi réelle. Il faut regarder avec les yeux de Dieu, pas avec ceux de l'homme pêcheur: «N'entendez-vous pas encore et ne comprenez-vous pas? Avez-vous donc l'esprit engourdi?» (Mc 8,17).

Le règne de Dieu se répand dans le monde comme lorsqu'on met une dose de levain dans la pâte: elle croît sans que l'on sache comment. C'est ainsi que doit être la foi authentique, qui grandit dans l'amour de Dieu. C'est pour cela que rien ni personne ne doit nous détourner de la vraie rencontre avec le Seigneur et son message salvateur. Le Seigneur ne perd pas l'occasion de l'enseigner et il continue à le faire de nos jours: «Nous devons nous libérer de l'idée fausse que la foi n'a plus rien à dire aux hommes de notre époque» (Benoît XVI).
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Bonne journée!
Jean-Yves


jeudi 8 février 2018

(265,995) / «Elle vint se jeter à ses pieds… elle lui demandait d'expulser le démon hors de sa fille»

Bonjour!
Jeudi 8 février 2018
 
 
Photo:
Sur le bord de la Seine à Évry ces jours-ci.
(Bernard Lecomte - Merci!)
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Voici la Parole de Dieu de ce jour...
    

 (Mc 7,24-30): En partant de là, Jésus se rendit dans la région de Tyr. Il était entré dans une maison, et il voulait que personne ne sache qu'il était là; mais il ne réussit pas à se cacher. En effet, la mère d'une petite fille possédée par un esprit mauvais avait appris sa présence, et aussitôt elle vint se jeter à ses pieds. Cette femme était païenne, de nationalité syro-phénicienne, et elle lui demandait d'expulser le démon hors de sa fille. Il lui dit: «Laisse d'abord les enfants manger à leur faim, car il n'est pas bien de prendre le pain des enfants pour le donner aux petits chiens». Mais elle lui répliqua: «C'est vrai, Seigneur, mais les petits chiens, sous la table, mangent les miettes des petits enfants». Alors il lui dit: «A cause de cette parole, va: le démon est sorti de ta fille». Elle rentra à la maison, et elle trouva l'enfant étendue sur le lit: le démon était sorti d'elle.

Commentaire:
Abbé Enric CASES i Martín (Barcelona, Espagne)
«Elle vint se jeter à ses pieds… elle lui demandait d'expulser le démon hors de sa fille»
Aujourd'hui, on nous montre la foi d'une femme qui n'appartenait pas au peuple choisi, mais qui croyait que Jésus pouvait guérir sa fille. En effet, cette mère de famille: «était païenne, de nationalité syro-phénicienne, et elle lui demandait d'expulser le démon hors de sa fille» (Mc 7,26). La douleur et l'amour la font demander avec insistance, sans se soucier du mépris, des retards, de l'indignité subis. Et elle obtient gain de cause, puisque: «Elle rentra à la maison, et elle trouva l'enfant étendue sur le lit: le démon était sorti d'elle». (Mc 7,30)

Saint Augustin disait que nombreux sont ceux qui n'obtiennent pas ce qu'ils veulent car ils sont «aut mali, aut male, aut mala». Ou ils sont mauvais et ce qu'ils devraient demander d'abord c'est de devenir bons; ou bien, ils demandent d'une mauvaise manière, sans insistance, au lieu de le faire avec patience, humilité, foi et par amour; ou ils demandent des choses mauvaises qui, s'ils les recevaient, nuiraient à l'âme ou au corps ou aux autres. Il faut, donc, s'efforcer de demander d'une bonne manière. Cette femme syro-phénicienne est une bonne mère, elle demande quelque chose de bon («d'expulser le démon hors de sa fille») et elle le demande bien («elle vint se jeter à ses pieds»).

Le Seigneur nous pousse à utiliser avec persévérance la prière de la requête. C'est clair, qu'il existe d'autres types de prières —l'adoration, la expiation, la prière de gratitude—, mais Jésus insiste sur le fait qu'il faut pratiquer beaucoup la prière de la requête.

Pourquoi? Il doit y avoir beaucoup de raisons: parce que nous avons besoin de l'aide de Dieu pour atteindre nos objectifs, parce qu'elle exprime espérance et amour, parce qu'elle proclame notre foi. Mais il existe une autre raison que nous ne prenons pas tellement en compte: Dieu veut que les choses soient un peu comme nous les voulons. De cette manière, notre prière —qui est un acte libre— unie à la liberté toute puissante de Dieu, fait que le monde soit comme Dieu le veut et un peu comme nous le voulons. Le pouvoir de la prière est vraiment merveilleux!
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Bonne journée!
Jean-Yves
 
Bonne journée!
Jean-Yves

mardi 6 février 2018

«Pourquoi tes disciples ne suivent-ils pas la tradition des anciens?» / (265,806)

Bonjour!
Mardi 6 février 2018
 
 
Photo:
Photo prise sur notre terrain l'été dernier...
On dirait que je commence à m'ennuyer de l'été... (Jean-Yves)
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Voici la Parole de Dieu de ce jour...
 
       (Mc 7,1-13): Les pharisiens et quelques scribes étaient venus de Jérusalem. Ils se réunissent autour de Jésus, et voient quelques-uns de ses disciples prendre leur repas avec des mains impures, c'est-à-dire non lavées. Les pharisiens en effet, comme tous les Juifs, se lavent toujours soigneusement les mains avant de manger, fidèles à la tradition des anciens; et au retour du marché, ils ne mangent pas avant de s'être aspergés d'eau, et ils sont attachés encore par tradition à beaucoup d'autres pratiques: lavage de coupes, de cruches et de plats.

Alors les pharisiens et les scribes demandent à Jésus: «Pourquoi tes disciples ne suivent-ils pas la tradition des anciens? Ils prennent leurs repas sans s'être lavé les mains». Jésus leur répond: «Isaïe a fait une bonne prophétie sur vous, hypocrites, dans ce passage de l'Écriture: ‘Ce peuple m'honore des lèvres, mais son coeur est loin de moi. Il est inutile, le culte qu'ils me rendent; les doctrines qu'ils enseignent ne sont que des préceptes humains’. Vous laissez de côté le commandement de Dieu pour vous attacher à la tradition des hommes». Il leur disait encore: «Vous rejetez bel et bien le commandement de Dieu pour observer votre tradition. En effet, Moïse a dit: ‘Honore ton père et ta mère’. Et encore: ‘Celui qui maudit son père ou sa mère sera mis à mort’. Et vous, vous dites: ‘Supposons qu'un homme déclare à son père ou à sa mère: Les ressources qui m'auraient permis de t'aider sont corbane, c'est-à-dire offrande sacrée’. Vous l'autorisez à ne plus rien faire pour son père ou sa mère, et vous annulez la parole de Dieu par la tradition que vous transmettez. Et vous faites beaucoup de choses du même genre».
Commentaire:
Abbé Iñaki BALLBÉ i Turu (Terrassa, Barcelona, Espagne)
«Pourquoi tes disciples ne suivent-ils pas la tradition des anciens?»
Aujourd'hui, nous contemplons comment certaines des vieilles traditions des maîtres de la Loi avaient manipulé le vrai sens du quatrième commandement de la loi de Dieu. Ces scribes enseignaient aux enfants, qu'ils agissaient pour le mieux en faisant des offrandes d'argent et des biens au Temple. Les enfants formés avec cette conscience erronée croyaient avoir respecté ainsi le quatrième commandement, l'avoir même respecté au mieux. Mais, en fait, il s'agissait d'une tromperie.

«Vous rejetez bel et bien le commandement de Dieu pour observer votre tradition» (Mc 7,9): Jésus est l'interprète par excellence de la Loi, de ce fait il explique le vrai sens du quatrième commandement, défaisant l'erreur lamentable du fanatisme juif.

«En effet, Moïse a dit: ‘Honore ton père et ta mère’» (Mc 7,10): le quatrième commandement rappelle aux enfants leurs responsabilités envers leurs parents. Dans la mesure de leurs capacités, ils doivent leur apporter une aide matérielle et morale durant leur vieillesse et pendant les périodes de maladie, d'isolement ou d'inquiétude. Jésus rappelle que cela doit se faire par gratitude.

Le respect envers nos parents (piété filiale) consiste en la gratitude qui leur est due pour le don de la vie et leurs efforts dans le travail afin que leurs enfants puissent grandir en âge, grâce et sagesse. «Honore ton père de tout ton cœur, et n'oublie pas les douleurs de ta mère. Souviens-toi que c'est par eux que tu es venu au monde: et comment leur rendras-tu ce qu'ils t'ont donné?» (Sir 7,27-28).

Le Seigneur glorifie le père dans ses fils, et en eux il confirme l'autorité de la mère. Qui honore son père expie ses péchés, qui glorifie sa mère est comme celui qui amasse un trésor (cf Sir 3,2-6). Tout ceci et d'autres conseils illuminent clairement dans notre vie ce qui concerne nos relations avec nos parents. Demandons au Seigneur la grâce de ne jamais manquer de l'amour que nous devons à nos parents et que nous sachions, par l'exemple, transmettre à nos proches cette douce "obligation".
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«Il compte ne nombre des étoiles, il donne à chacune un nom.»
(Psaume 146,4)
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Seigneur,
enseigne-moi dans le quotidien
de mes rencones à être un vrai témoin
pour mes sœurs et mes frères,
suscitant le goût et le désir
de te rencontrer plus intimement
dans le creux de leur cœur.
Amen
(Prière puisée au feuillet paroissial du 4 février 2018
Paroisses de Sainte-Anne-de-La Pocatière et de Saint-Onésime.)
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Photo prise en Bretagne
(Jean-Yves)
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Bonne journée!
Jean-Yves